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La distribution de credits immobiliers s' effondre

Des opportunitès pour les acheteurs

L' immobilier reste percu comme un placement sur

le 21/10/2008

La distribution de credits

immobiliers s' effondre :

Le marché du crédit immobilier chute de 26.3% au troisième trimestre 2008, alors que les taux d'intérêt dépassent, eux, les 5%. Conséquence : les ventes dans le neuf dégringolent.

Victime de la crise financière, le marché de l'immobilier est directement frappé par la restriction des crédits logements. Leur distribution chute ainsi lourdement, -26.3% en valeur, au troisième trimestre 2008 par rapport à la même période 2007. En volume, sur les neuf premiers mois de l'année, la production de prêts recule de 16.4%, selon l'étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA, publiée mardi. «Le troisième trimestre marque une formidable accélération de la dégradation des crédits accordés car le recul avait été de 11% au premier semestre», précise Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre et auteur de l'étude. Une baisse des crédits qui s'explique par la restriction de l'offre des banques, victimes, elles aussi, de la crise financière mondiale. Pour l'ensemble de l'année 2008, Michel Mouillart prévoit «une baisse de 20% à 22% des crédits en valeur». Une diminution jamais vue, même pendant la grave crise immobilière du début des années 90.

De leur côté, les banques annoncent qu'elles vont relancer l'économie. Selon le Crédit Agricole, l'injection de 10.5 milliards d'euros de l'Etat dans les six plus grandes banques du pays va «leur permettre d'augmenter les crédits à l'économie de plusieurs milliards d'euros.» Fin décembre 2007, l'encours des seuls crédits immobiliers s'élevait à 800 milliards d'euros, selon la Banque de France.

Une baisse de 40% à 50% des ventes dans le neuf

Quant aux ménages, ils peinent de plus en plus à financer l'achat de leur logement. Leur solvabilité est en effet fortement compromise alors que les taux d'intérêt atteignent 5.04% en moyenne, en progression de 0.1% chaque mois. En septembre, 70.3% des prêts dépassaient un taux de 5%, contre seulement 0.1% en 2006, retrouvant leur niveau de 2002 souligne l'étude.

En conséquence, les ventes de logement neuf continuent de baisser. «La baisse des ventes au troisième trimestre devrait être comprise entre -40% et -55% par rapport au trimestre correspondant de 2007», a indiqué Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs. Le nombre de mises en chantier devrait se situer aux alentours de 360 000, contre 435 000 un an plus tôt. Nicolas Sarkozy fixait la barre des constructions à 500 000 pour répondre aux besoins de logements. Les ventes dans l'ancien devraient également reculer, prédit Michel Mouillart. Une baisse de 140 000 transactions pour 2008, sur un total de 700 000 en 2007, selon le professeur d'économie.

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le17/10/2008

Immobilier : des opportunités pour les acheteurs 

Signe des temps, les panneaux de vente fleurissentaux balcons, à Paris comme dans le reste du pays.

Après une décennie de hausse des prix, le marché immobilier accuse le coup de la crise et ralentit. Comment tirer le meilleur parti de cette situation ?

Après avoir longuement résisté, l'immobilier se retourne. Selon la Fnaim, les prix dans l'ancien ont baissé de 2,9 % entre juillet et septembre. Pour la première fois depuis 2001, année de la guerre en Irak, les prix stagnent sur un an. Et devraient baisser en 2009.

Pour René Pallincourt, président de la Fnaim, « l'année 2008 devrait s'achever sur une baisse ». Michel Mouillard, professeur d'économie et spécialiste de l'immobilier, attend « 5 % à 8 % de baisse pour 2008 », soit un très net recul en fin d'année. Et le mouvement devrait s'accélérer en 2009 où la Fnaim table sur « une baisse de 10 % des prix dans un marché où les transactions vont reculer de l'ordre de 10 % à 15 % ».

Les prix avaient doublé en dix ans

On est encore loin d'une débâcle générale. Au cours des dix années précédentes, les prix avaient en effet été multipliés par 2,5. Et certains marchés résistent encore comme Paris. Mais le virage est pris. Rien de bien étonnant, depuis plusieurs mois, les signes de craquement se multipliaient. Les transactions avaient chuté de 30 % dans le neuf au premier semestre, généralement plus porteur que le second, et dans l'ancien d'environ 20 %. La situation a été jugée assez sérieuse pour que le gouvernement décide de prendre à sa charge 30 000 logements que les promoteurs se refusaient à sortir de terre.

Les moteurs qui tiraient vers le haut depuis plus de dix ans les prix de l'immobilier se sont éteints un à un. Avec la crise financière, les taux sont brutalement remontés. Alors qu'il était encore possible d'emprunter à moins de 3,5 % fin 2005, sur vingt ans (hors assurance), il faut aujourd'hui s'attendre à obtenir au mieux sur 5 %, voire 5,5 %. L'allongement de la durée des emprunts a également atteint ses limites. Les acquéreurs qui amortissaient en grande partie le choc avec des crédits plus longs (jusqu'à cinquante ans) ne peuvent plus jouer cette carte. Enfin, la flambée des prix de l'immobilier a fini par désolvabiliser bon nombre des candidats à l'acquisition. En dix ans, les prix ont fait un bond de 140 % en moyenne dans l'Hexagone. À Paris, c'est bien pire encore, les prix ont grimpé de 180 %, un rapport de pratiquement un à trois. Les banques qui avaient fait du crédit immobilier un produit d'appel et se battaient sur les taux ont changé leur fusil d'épaule. Prises dans la tourmente du subprime, elles se montrent aujourd'hui bien plus prudentes et tentent de reconstituer leurs marges.

Ce brutal retournement des conditions de financement touche de plein fouet les acquéreurs les plus fragiles. Pour d'autres, il représente une réelle opportunité. En effet, près de 35 % des acheteurs d'un logement le financent par la vente d'un autre. Certains d'entre eux n'ont plus le choix. Face à la pression de leur banque, ils sont contraints de baisser leur prix.

Faire des offres

Comment tirer le meilleur parti de cette situation ? Si vous êtes acheteur, comme lors de tout retournement de marché, il y aura des opportunités. Les ventes aux enchères, qui devraient se multiplier, les successions, les vendeurs pressés sont autant de cas où la rapidité de réaction et un solide financement peuvent faire la différence.

Prudence toutefois. Les ventes aux enchères, par exemple, avec des mises à prix alléchantes, attirent toujours. Mais le plus souvent les prix rejoignent ceux du marché de gré à gré. Et les risques sont bien réels. Il faut être parfaitement certain de son financement. Il n'existe en effet ni délai de rétractation, ni possibilité de se retirer. Si vous ne parvenez pas à boucler votre financement, le bien repasse aux enchères (c'est la revente sur folle enchère). Scénario catastrophique, puisque si le bien est adjugé à un prix inférieur, vous devrez combler la différence ! Si vous avez le moindre doute, mieux vaut vous tourner vers le marché classique et prospecter les agents immobiliers. « Les propriétaires sont désormais plus enclins à accepter des propositions, même avec une négociation importante », témoigne un agent immobilier parisien.

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Le 16/10/2008

L'immobilier reste perçu comme un placement sûr

Les Français sont 58% à préférer attendre un peu avant d'acheter.

61% des Français estiment que l'investissement dans la pierre est moins dangereux que les actions. Pourtant, ils sont autant à espérer profiter d'une baisse des prix de l'immobilier d'après un sondage LH2.

Après le krach des marchés financiers de la semaine dernière, un millier de Français ont été interrogés sur leur perception de l'immobilier les 11 et 12 octobre. 61% des personnes interrogées estiment qu'il vaut mieux placer son argent dans la pierre contre seulement 27% qui préfèrent mettre leur argent à la banque selon un sondage LH2 pour Explorimmo.com. Ce sont les cadres (78%) et les personnes déjà propriétaires (69%) qui favorisent le plus les placements dans l'immobilier au risque d'exclure les autres formes de placement. Pourtant la constitution d'un patrimoine doit se bâtir sur la diversité des actifs. C'est ce que rappelle la Banque Patrimoine et Immobilier dans sa note d'octobre. «La sur-représentation de l'immobilier dans un patrimoine n'est pas optimale. Elle impose une concentration excessive du risque. Un patrimoine cohérent suggère un panachage équilibré entre les nombreuses classes d'actifs.»

61% des Français attendent la baisse des prix

Reste que pour une majorité des Français, être propriétaire de son logement est plus sécurisant qu'être locataire. C'est ainsi que deux tiers des sondés considèrent l'accès à la propriété comme un objectif à atteindre. La maison individuelle reste le bien plébiscité par 67% des aspirants à la propriété. Cependant, l'amorce d'une baisse des prix de l'immobilier encourage les Français à patienter. Ils sont 58% à préférer attendre un peu avant d'acheter. 61% espèrent ainsi profiter d'une baisse des prix de l'immobilier pour payer leur bien moins cher.

Immobilier Tarn avec : www.francehomeinternational.com

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